Bobun Fever, le clip de Coco Jam

Pour son nouveau clip Coco Jam, extrait de son maxi Grand Passion, le groupe Bobun Fever tape fort avec un road movie érotique sensible et capiteux. Dans la lignée de L’impératrice et Bon Voyage Organisation, Bobun Fever nous convie dans la transe de sa pop électronique aux effluves affriolantes. Le collectif Bobun Fever invente un mix inédit sur fond de lagon coloré. Leurs concerts sont une machine à voyager dans le temps enrichie de confettis et vitamines. La pulsation rythmique est endiablée, le mélange des genres psychédélique. Quentin Biardeau, Léo Jassef, Théo Lanau et la chanteuse Anouck Hilbey font monter la température et libèrent en musique les énergies et les chakras.
Boudoir parisien, plume d’autruche, strip-tease reptilien et désert californien : le spectre de Fassbinder et de Petra Von Kant n’est pas loin. A savourer avec le clip de Coco Jam réalisé par SMITH.

Bobun Fever a pour mantra la fusion des énergies positives et des danses tropicales. Ses quatre membres se sont rencontrés un soir de pleine lune, au Royaume de la Fête, à l’ombre d’un cocotier en plastique.
La légende dit qu’ils ont alors décidé de changer de vie pour parcourir le monde ensemble et s’adonner à l’expansion de leurs chakras et que cela leur a plutôt souri.
Aujourd’hui, lorsqu’ils montent sur scène, ils peuvent jouer pendant plusieurs heures, répandant ainsi chaleur et réconfort et expédiant le public dans un cosmos enchanté, où les danses en tout genre se multiplient, où les frontières sont abolies. Leurs concerts sont une machine à voyager dans le temps enrichie d’une dose de kitsch et d’une volonté de dépassement. Leur propre dépassement physique, celui du public, mais aussi le dépassement des conventions, des règles, de la bienséance et du politiquement correct.
Tout cela ressemble à un jeu, une mise en abîme, une bulle de lâcher-prise, et pourtant par le biais de la transe rythmique, la volonté du quatuor est bien de réveiller chez chacun le daïmon socratique – divinité intérieure qui inspire le jugement – ou la libération nietzschéenne par le dionysiaque.
Leur 1er E.P., Grand Passion, pose le cadre grammatical de leur musique (jeux de réécriture, pastiche, exercices de style, hommages, détournements…), ainsi que les grandes thématiques (l’amour, le vivre ensemble, l’étranger, l’autre, la frontière). Pour leur premier album (prévu pour mars 2019), le groupe a la volonté d’enrichir cette démarche pour créer une musique performative qui pousse à la redéfinition des limites de l’homme moderne.
En s’inspirant de l’insolence salvatrice lors de l’émergence des courants de musiques populaires tels que le jazz, le rock, le rap et la pop, le groupe crée un folklore propre, une manière de vivre la musique et de revendiquer sa fonction sociétal qui soit un microcosme exotique, une évasion, un surpassement.
QUENTIN BIARDEAU – saxophones, synth

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