mardi , décembre 10 2019
Home / Artiste / Juliette Jemm une française du Japon

Juliette Jemm une française du Japon

« Les français s’illustrent particulièrement dans leur capacité de résistance. Les Japonais ? Dans leur capacité de résilience ».  Juliette Jemm a été pendant 8 ans une française du Japon. Appartenir à cette communauté internationale entre Paris et Tokyo a été une aventure palpitante, artistique, émotionnelle et professionnelle qui a changé sa vie, et fait dorénavant partie de son identité pour toujours, même après son retour en France en 2018. C’est de cette vie dans un ailleurs si exotique et pourtant si discipliné qu’est né le projet solo Juliette Jemm, pseudo issu de Juliette Je t’aime, ce manga japonais des années 90 si familier. Vivre au Japon, l’apprentissage approfondi du japonais et diverses collaborations artistiques nipponnes ont constitué pour Juliette Jemm les études aux Beaux-Arts qu’elle n’a jamais pu suivre, un puit dont elle extrait une source de créativité intarissable d’où naissent ses compositions, ses paroles, et l’inspiration pour ses thèmes de prédilection.
À travers sa musique, Juliette Jemm tente de résoudre l’équation d’une française trop française au Japon, trop japonaise en France, trop arty pour une carrière conventionnelle, d’une femme pas assez sage et un peu folle. Et quoi de plus stimulant que l’Europop et la Dance pop, saupoudrée d’une touche d’Electro à la française, pour exprimer tout autant la joie que le désarroi, sur des sonorités de synthés programmés empruntées à l’électro-pop, à la Kpop, ou encore aux années 80.
Après s’être rangée plusieurs années dans la communication, une incursion de 3 ans en tant que créatrice et productrice de comédie musicale à Paris et au Festival d’Avignon fût la première étape d’une expérience transversale et internationale dans le milieu musical, entre le Japon et la France, entre la vie de bureau et la vie artistique.
Tout en survivant dans la jungle impitoyable du monde de la publicité au Japon, elle a construit, petit à petit, depuis fin 2016, son projet solo de femme pop. En produisant ses chansons, en travaillant avec divers producteurs, elle forge un son qualifié de world pop au pays du soleil levant. Elle joue à fond la carte du DIY en auto-produisant sa musique sur Ableton, en dirigeant et en montant ses clips tournés dans les rues de Tokyo, et en jouant du garage rock avec Naka G, chef d’orchestre du Yonaga Orchestra, et de la pop indie avec ses amis de la communauté des artistes underground de Tokyo.
Ses années 2017 et 2018 sont passées essentiellement derrière les platines CDJ, à jouer dans les soirées EDM et bass des collectifs multiculturels de DJ de Tokyo, aux heures où les Tokyoïtes préfèrent danser frénétiquement dans les ambiances feutrées des bars de Shibuya plutôt que de rester sagement les bras croisés devant un concert live.
 C’est lors d’une de ces soirées que Juliette rencontre Shohei Narabe, producteur de musique Japonais qui a notamment fait la tournée des stades des groupes et des chanteurs populaires de pop-rock japonaise dans les années 90 tels que Kome Kome Club et Naomi Tamura.
Ils s’enferment un mois ensemble pour produite et enregistrer des démos, et ponctuent cette collaboration d’un concert de poisson d’avril le 1er avril 2018.  Ils y jouent les titres-démos montés en 2 répétitions et demies avec 5 autres artistes avec lesquels ils ont collaborés en studio, dans le mythique club indie de Shibuya le Ruby’s Room, juste avant que Juliette retourne vivre en France avec ses projets de chansons bien enregistrés à l’abri dans le disque dur. L’EP Motto Blonde est donc extrait de ce matériel précieux ramené de Tokyo.  Et un nouvel EP est à venir en 2020.

About Playlist

A voir également

YADAM un artiste talentueux

YADAM se dévoile avec un premier single, extrait du EP "SAFEPLACE" dont la sortie est annoncée pour le début d'année.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.